Anthropic a consacré près d’un tiers de son prospectus d’introduction en bourse aux facteurs de risque, avertissant que son IA pourrait présenter des « risques existentiels pour l’humanité » ; le document révèle également une perte nette de 42 milliards de dollars (36,9 milliards d’euros) l’année dernière ainsi qu’une forte dépendance à l’égard de deux clients seulement.
Anthropic a indiqué aux investisseurs potentiels que la technologie qu’elle commercialise pourrait menacer l’humanité elle-même.
Cet avertissement figure dans un prospectus d’introduction en bourse très attendu, communiqué à un groupe restreint de partenaires, selon des sources proches du dossier citées par le Financial Times.
L’entreprise à l’origine du chatbot Claude a consacré près d’un tiers de son volumineux formulaire S-1 — le document que les sociétés déposent auprès de la SEC (le gendarme boursier américain) avant leur cotation — aux facteurs de risque.
Parmi ceux-ci figure la possibilité que des modèles d’IA de plus en plus perfectionnés puissent manipuler, faire chanter ou adopter d’autres comportements imprévisibles ; les propres recherches d’Anthropic ont en effet montré que des modèles autonomes pouvaient saboter du code, faciliter des fraudes ou manipuler des informations lors de tests contrôlés.
De telles mises en garde compliquent la tâche des investisseurs cherchant à valoriser une entreprise dont l’introduction en bourse, prévue cet automne sur le Nasdaq, devrait atteindre une valorisation record.
Anthropic n’a fait aucun commentaire public sur ces informations.
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