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Les plus grandes banques russes subissent les effets de la crise du crédit

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Les plus grandes banques publiques russes sont confrontées à une détérioration de la qualité de leurs portefeuilles de crédits. Sberbank et VTB augmentent leurs provisions pour créances douteuses, restructurent davantage de dettes et réduisent leurs dépenses, selon le Service de renseignement extérieur de l’Ukraine.

D’après ce service, la part des prêts classés au troisième niveau de risque chez Sberbank est passée de 4,8 % à 5,5 % au deuxième trimestre. Avec un portefeuille de crédits de 658,7 milliards de dollars, cela représente environ 36,3 milliards de dollars de créances problématiques. Dans le même temps, les arriérés de paiement ont augmenté de 23,7 %, tandis que les impayés dans le secteur des prêts hypothécaires ont progressé de près de 50 %.

Le renseignement ukrainien souligne que le président du directoire de Sberbank, German Gref, a reconnu que le comité de crédit consacre désormais davantage de temps à la restructuration des dettes qu’à l’octroi de nouveaux prêts.

Selon les mêmes sources, les difficultés touchent également le secteur du commerce électronique. Les clients de la plateforme Wildberries sollicitent de plus en plus souvent une restructuration de leurs dettes.

La situation est similaire chez VTB. Le bénéfice de la banque a reculé de 20 % au premier semestre et de 34 % au deuxième trimestre. Les provisions pour créances douteuses ont augmenté de près d’un tiers en un trimestre pour atteindre 66,5 milliards de roubles. Par ailleurs, la banque a annoncé une réduction de 10 % des effectifs de son siège.

Le Service de renseignement extérieur estime que ces difficultés reflètent une tendance générale du secteur bancaire russe. Selon lui, les taux d’intérêt élevés, le ralentissement de la croissance économique et les sanctions dégradent la qualité des actifs bancaires.

Le service considère que l’augmentation des provisions, la restructuration des dettes et les mesures de réduction des coûts pourraient accroître les risques de nouveaux défauts de paiement et fragiliser davantage le système financier russe.

Il avait également été rapporté que les banques russes manquent de liquidités en roubles pour acheter les obligations d’État utilisées afin de financer le déficit du budget fédéral, ce qui soulève des interrogations sur la capacité de Moscou à couvrir l’augmentation de ses dépenses liées à la guerre par l’endettement intérieur.

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