Les nations européennes qui avaient boycotté le Board of Peace lors de son annonce il y a un an commencent à collaborer avec lui sur des projets humanitaires dans la bande de Gaza. Mais elles n’en sont pas satisfaites.
Alors même que la Commission européenne s’aventure prudemment dans des projets avec le groupe créé par le président Donald Trump, la vision ambitieuse du Board of Peace de désarmer et de reconstruire Gaza reste largement sur le papier. Malgré cela, il demeure une force politique avec laquelle il faut compter, liée aux principaux alliés de Trump, et trop importante pour être ignorée.
L’Europe cherche donc des moyens de collaborer avec l’organisation sans la soutenir pleinement.
« Tous les bailleurs de fonds traditionnels sont prêts à travailler en parallèle, mais pas à transférer d’argent au Board of Peace », a déclaré le ministre norvégien des Affaires étrangères Espen Barth Eide dans une interview. La Norvège n’est pas membre de l’UE, mais elle collabore avec le bloc pour les dons aux Palestiniens.
Eide a expliqué que la Norvège préférerait travailler avec des « institutions établies » comme la Banque mondiale. Le Board of Peace ne publie ni son budget ni son organigramme. Et bien qu’il dispose d’un compte auprès de la Banque mondiale, il conserve des avoirs séparés chez JPMorgan Chase.
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