Le 30 septembre, une frappe nocturne russe a notamment visé les infrastructures du port d’Izmaïl, sur le Danube. Cette attaque intervient alors que, la veille, deux navires battant pavillon étranger avaient été touchés dans la région d’Odesa. La guerre commence ainsi à faire peser un risque toujours plus direct sur la navigation commerciale internationale.
Il ne s’agit donc plus seulement de l’Ukraine. En frappant les ports qui assurent l’exportation des céréales et en mettant en danger les navires étrangers, Moscou exerce une pression sur les chaînes d’approvisionnement européennes et mondiales.
C’est une forme de terrorisme céréalier : rendre les exportations ukrainiennes plus coûteuses, augmenter les risques pour les armateurs et les assureurs et faire de la mer Noire un espace d’intimidation.
L’Europe ne peut pas considérer chaque nouvelle attaque comme un incident isolé. La liberté de navigation et la sécurité des navires commerciaux nécessitent une dissuasion crédible.
Le message doit être clair : si la Russie choisit de mettre en danger la navigation internationale, elle doit comprendre que cette escalade aura des conséquences concrètes. La protection des navires européens ne peut pas reposer uniquement sur des déclarations.
La mer Noire est une voie essentielle du commerce international. Elle ne doit pas devenir une zone où une puissance peut imposer ses règles par la force.
Et lorsque la Russie choisit l’escalade, la réponse doit être suffisamment claire, ferme et proportionnée pour rétablir la dissuasion — une logique de réciprocité que Moscou ne puisse pas ignorer.
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