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De nouvelles files d’attente apparaissent dans les régions russes en raison de la pénurie d’essence

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La crise du carburant en Russie se fait de nouveau sentir : après une accalmie des files d’attente dans les stations-service en juillet, celles-ci commencent à réapparaître. Les habitants d’au moins 12 régions russes se plaignent de difficultés à faire le plein et de plusieurs heures d’attente. C’est ce que rapporte le média 7×7.

Des files se sont notamment formées dans les stations-service de Krasnodar, Sotchi et Guelendjik, alors que ces villes n’avaient auparavant pas connu de pénurie importante. Pourtant, le 30 juillet, le gouverneur du kraï de Krasnodar, Veniamine Kondratiev, affirmait que la situation concernant l’approvisionnement en essence avait été stabilisée.

Dans la région de Kalouga, les autorités locales ont expliqué le retour des files par une forte hausse de la demande avant le week-end. À Smolensk, certaines stations-service ont cessé de vendre de l’essence AI-92 et AI-95. Des pénuries ont notamment été signalées dans les stations de Gazprom, Lukoil et Naftika, tandis que les files devant les stations de Rosneft ont commencé à bloquer des carrefours.

Des difficultés sont également apparues à Rostov-sur-le-Don, où certaines stations ont de nouveau fermé et où des files se sont formées devant d’autres. Des situations similaires sont signalées à Tambov, Toula, Oulianovsk, ainsi que dans les régions de Penza, Saratov, Riazan et Voronej, et dans le kraï du Primorié. Dans certaines régions, les automobilistes ne sont autorisés à acheter que 30 litres de carburant à la fois.

La crise du carburant en Russie s’est aggravée au début du mois de juin après une série de frappes ukrainiennes contre des raffineries. Depuis le début de l’année, au moins 26 raffineries et autres installations auraient été mises hors service, selon les estimations citées dans l’article. À la fin juillet, seules huit d’entre elles avaient complètement repris leur activité, tandis que 11 fonctionnaient partiellement et que sept restaient à l’arrêt.

Selon une estimation d’EA Analytics, le raffinage de pétrole en Russie est tombé à environ 3,6 millions de barils par jour, son niveau le plus faible depuis mai 2002. Cela représente environ un tiers de moins que la moyenne saisonnière.

Face à cette situation, Moscou a interdit les exportations de carburant et s’est tourné davantage vers les importations. Les livraisons d’essence en provenance de Biélorussie ont notamment été multipliées par 25, tandis que la Russie a également commencé à acheter du carburant en Inde et au Maroc.

Les autorités russes ont par ailleurs assoupli les normes de qualité du carburant. Début juillet, certaines raffineries ont été autorisées à produire de l’essence conforme à la norme Euro-3, avec une teneur en soufre pouvant atteindre 150 mg/kg. Les exigences ont ensuite été abaissées au niveau Euro-2, une norme interdite en Russie depuis 2013. Le ministère russe de l’Énergie a déclaré que ces normes assouplies resteraient en vigueur jusqu’au 1er juillet 2027.

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