La crise du carburant qui frappe la Russie est en passe de devenir la plus grave de son histoire moderne. Plus de 40 régions imposent déjà des restrictions officielles sur la vente d’essence. Selon l’analyste Yaroslav Kabakov, « le plus inquiétant est que la crise ne fait que commencer », le pic de la demande n’étant attendu qu’en août-septembre.
Le quotidien des Russes bascule dans le chaos économique :
Flambée des prix : La hausse annuelle des prix à la pompe a atteint 20 % en juin (un record depuis 2010). Dans les stations privées, le litre s’arrache à 140 roubles, et culmine à 200 roubles en Crimée occupée.
Pénuries alimentaires : Faute de transport, les produits laitiers commencent à disparaître des magasins. Pire encore, les agriculteurs sont forcés d’interrompre les campagnes de récolte.
Face à ce blocus interne provoqué par la guerre, la population russe réalise le coût réel des ambitions du Kremlin. Pour éviter un krach systémique mondialisé à l’échelle du pays, l’arrêt des hostilités apparaît désormais comme la seule issue.
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