Le Centre ukrainien de lutte contre la désinformation a souligné que les Forces de défense ukrainiennes avaient déjà mis hors service plusieurs raffineries stratégiques russes, dont la plus grande, celle d’Omsk.
Les frappes massives de l’Ukraine contre les raffineries russes devraient continuer à aggraver la pénurie de carburant en Russie, tandis que les importations sont incapables de compenser ces pertes. C’est ce qu’a déclaré le directeur du Centre, Andriy Kovalenko.
Selon lui, les forces ukrainiennes ont déjà endommagé plusieurs installations majeures du secteur pétrolier russe, notamment :
- Raffinerie d’Omsk — 21 à 22 millions de tonnes par an (près de 10 % de la capacité totale de raffinage de la Russie) ;
- Raffinerie de Moscou — 11 millions de tonnes ;
- TANECO (Nijnekamsk) — 12,5 millions de tonnes ;
- Raffinerie de Kstovo — 15 à 17 millions de tonnes ;
- Raffinerie de Iaroslavl — 15 millions de tonnes ;
- Kirishinefteorgsintez — 21 millions de tonnes ;
- Raffinerie de Riazan — 17 millions de tonnes ;
- Raffinerie de Kouïbychev — environ 7 millions de tonnes ;
- Raffinerie de Volgograd — plus de 15 millions de tonnes ;
- Raffinerie de Novochahtinsk — 7,5 millions de tonnes.
Andriy Kovalenko a indiqué qu’après la frappe contre la raffinerie d’Omsk, le déficit quotidien d’essence en Russie pourrait atteindre 30 600 tonnes, soit environ 918 000 tonnes par mois.
Il a également estimé que les importations ne permettraient pas de résoudre le problème. Même en additionnant tous les volumes actuellement connus, il ne s’agit que de livraisons ponctuelles de 50 000 à 60 000 tonnes, et non d’un approvisionnement régulier chaque mois.
Selon lui, face à un déficit potentiel proche d’un million de tonnes mensuelles, ces importations ne couvriraient qu’une faible partie des besoins. De plus, 50 000 tonnes représentent moins de la moitié de la consommation quotidienne de carburant en Russie, estimée à environ 110 000 tonnes par jour, alors que la demande augmente traditionnellement en août et en septembre.
Auparavant, des informations publiées sur les réseaux sociaux avaient fait état de la première attaque de drones contre la raffinerie d’Omsk. L’état-major des Forces armées ukrainiennes a ensuite confirmé que le site avait bien été touché.
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