Le premier devoir d’un gouvernement, ont répété d’innombrables dirigeants au fil des décennies, est de protéger sa population. Le 11 septembre 2001, les États-Unis ont manifestement échoué à le faire. Les renseignements existaient, mais tragiquement, personne n’a su relier les points à temps.
Le 11-Septembre, comme on a appelé les attentats aux États-Unis, a défini – avec la réponse qui a suivi – toute une génération de politique étrangère, de sécurité et de renseignement pour les deux premières décennies de ce siècle.
Le 11 septembre 2001, alors que les pilotes-suicides d’Al-Qaïda dirigeaient les avions détournés vers le World Trade Center, je terminais juste un séjour dans notre bureau du Moyen-Orient. Un chauffeur de taxi palestinien me conduisait à travers les collines boisées de pins à l’ouest de Jérusalem vers l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv lorsqu’il a soudain monté le volume de la radio. « Quelque chose de grand s’est passé en Amérique », a-t-il dit. Il n’exagérait pas. 2 977 victimes sont mortes ce jour-là.
Les attentats ne sont pas venus de nulle part. La CIA connaissait le réseau Al-Qaïda et son chef saoudien en exil, Oussama Ben Laden, depuis des années avant 2001. Elle disposait même d’une task-force dédiée à sa traque.
Neuf jours après les attentats du 11 septembre, le président américain de l’époque, George W. Bush, a déclaré la « guerre contre le terrorisme ».
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