Alors que la présidente de la Banque centrale européenne Christine Lagarde serrait des mains et dégustait des huîtres samedi dans le cadre bucolique d’un manoir normand, certains auraient pu y voir une candidate à la présidentielle en devenir.
Mais, jure Lagarde, il n’y a rien à voir ici.
Invitée spéciale de la Fête de la Pomme, un rassemblement politique à thème pomicole organisé par le président de la région Normandie Hervé Morin, Lagarde a esquivé les questions sur son éventuelle implication dans la course à la présidentielle française et sur son départ anticipé de la BCE — malgré les spéculations grandissantes sur ces deux sujets.
Sur scène, elle a même invité les journalistes ayant fait le déplacement en Normandie pour couvrir un possible retour en politique à plier bagage plus tôt, leur promettant qu’ils seraient déçus.
Mais certains signes suggèrent que la présidente de la BCE, entrée en politique sous la présidence de Jacques Chirac, amateur de pommes, se montre de plus en plus disposée à s’exprimer sur la campagne. Si elle a promis de rester au moins jusqu’à la fin de l’année, Lagarde a précédemment refusé d’exclure un départ avant la fin de son mandat, qui s’achève en octobre 2027.
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