Le Premier ministre letton Andris Kulbergs a appelé l’Union européenne à désigner un envoyé spécial chargé de participer aux futures négociations de paix avec la Russie. Selon lui, l’UE doit disposer de son propre mandat politique afin de jouer un rôle direct dans les efforts visant à mettre fin à la guerre en Ukraine. C’est ce que rapporte Bloomberg.
«L’Europe doit être à la table des négociations. Si des négociations de paix ont lieu, il doit y avoir une personne disposant d’un mandat politique pour y participer.»
Cette déclaration intervient alors que Bruxelles cherche à renforcer son rôle diplomatique, tandis que les États-Unis concentrent progressivement leur attention sur d’autres priorités internationales. Bloomberg avait précédemment indiqué que le président du Conseil européen, António Costa, avait déjà établi des contacts avec le Kremlin afin d’explorer les possibilités d’un dialogue sur la fin de la guerre.
«Si nous voulons des négociations de paix, il doit exister des canaux diplomatiques.»
L’idée de nommer un envoyé spécial est également soutenue par plusieurs autres États membres de l’UE, bien qu’elle reste controversée. Vladimir Poutine avait notamment proposé la candidature de l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder, qui a longtemps entretenu des liens avec le Kremlin par le biais de son activité au sein de Gazprom.
Selon Bloomberg, l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni ont également coordonné leur approche concernant d’éventuelles négociations avec la Russie en concertation avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Les responsables européens estiment que les difficultés rencontrées par les forces russes sur le front, l’intensification des frappes ukrainiennes en profondeur du territoire russe et l’augmentation du coût économique de la guerre pourraient créer des conditions plus favorables à une reprise du dialogue.
Le Premier ministre letton a toutefois souligné que, malgré l’échec de Moscou à atteindre ses principaux objectifs militaires après plusieurs années de guerre, le Kremlin ne montre toujours aucun signe concret de volonté de mettre fin au conflit.
«Nous devons y mettre fin à un moment donné, mais l’autre partie doit également être prête à le faire. Malheureusement, il existe très peu de signes, de véritables signes, que Poutine et la Russie le souhaitent.»
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