Le 13 juillet, le Conseil de l’Union européenne a élargi sa liste de sanctions en y ajoutant la société russe VK ainsi que l’entité juridique du service de messagerie MAX. La décision a été publiée sur le site officiel de l’UE.
Détails
Le nouveau train de sanctions vise 11 personnes et cinq organisations que l’Union européenne accuse d’être impliquées dans des cyberattaques, des opérations d’espionnage informatique et d’autres activités hostiles menées par la Russie dans le cyberespace.
Parmi les personnes sanctionnées figurent des dirigeants d’entreprises développant des logiciels et équipements liés au Système des mesures opérationnelles d’enquête (SORM), ainsi que plusieurs responsables de la colonie pénitentiaire n°10 en Mordovie.
Les entités ajoutées à la liste comprennent :
- VK, propriétaire du réseau social VKontakte ;
- Communication Platform LLC, filiale de VK et développeur de la messagerie nationale MAX ;
- les sociétés VAS Experts, Norsi-Trans et Citadel.
Selon la décision du Conseil de l’UE, VK aurait transmis aux autorités russes les données personnelles d’utilisateurs ayant publié des contenus critiquant la guerre contre l’Ukraine ou d’autres informations interdites par les autorités russes. L’Union européenne affirme également que le développement de la messagerie MAX s’est effectué sous la supervision du Service fédéral de sécurité russe (FSB).
Contexte
Plus tôt, l’Union européenne avait déjà imposé des sanctions à des membres d’un groupe de renseignement russe accusé d’avoir mené des opérations d’espionnage et des cyberattaques contre des cibles situées dans l’Union européenne et en Ukraine depuis 2010.
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