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La nomination du nouveau chef du Mossad inquiète la Russie

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Le Mossad, le service de renseignement extérieur israélien, revoit ses priorités stratégiques et renforce son attention portée à la Russie. Son nouveau directeur est le général de division Roman Hofman, né en Biélorussie à l’époque de l’URSS, une nomination qui, selon les médias progouvernementaux russes, suscite des inquiétudes au Kremlin. C’est ce qu’affirme une analyse publiée par l’agence russe TASS.

Les analystes russes soulignent que Hofman a gravi tous les échelons de l’armée, passant du grade de jeune officier à celui de commandant de division. Avant sa nomination, il occupait le poste de secrétaire militaire du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, avec lequel il entretient des relations étroites.

Le rapport met également en avant le fait que le nouveau chef du Mossad parle couramment le russe et connaît parfaitement l’espace post-soviétique, ce qui lui permettrait de développer un vaste réseau de contacts dans la région.

Selon TASS, les volets russe et iranien des activités du Mossad fonctionneraient désormais de manière étroitement coordonnée.

Les principaux objectifs opérationnels de cette nouvelle stratégie seraient :

  • surveiller les transferts d’armes entre Moscou et Téhéran ;
  • suivre la production conjointe de drones et de missiles ;
  • identifier les réseaux logistiques clandestins ;
  • analyser les échanges technologiques entre la Russie et l’Iran.

Les analystes estiment également que le renseignement israélien maintient une neutralité apparente tout en poursuivant des échanges d’informations sur la situation en Syrie.

Ils soulignent aussi que la présence de plus d’un million de personnes originaires de l’ex-URSS en Israël constitue un atout important pour les activités de renseignement.

Enfin, ils mettent en avant le renforcement de la surveillance technologique, permettant à Israël de suivre de près les nouveaux développements militaires de ses adversaires potentiels.

Selon l’analyse de TASS, le Kremlin et Téhéran se retrouvent désormais sous la surveillance d’un chef du renseignement qui connaît en profondeur les réalités et les méthodes de travail de l’espace post-soviétique.

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