La Russie n’est plus disposée à restituer à l’Ukraine une partie des territoires occupés dans le cadre d’un éventuel accord de paix et entend les conserver comme « zones tampons », rapporte Bloomberg.
Selon le média, le dirigeant russe Vladimir Poutine reste déterminé à prendre le contrôle total de la région de Donetsk. Il souhaite également conserver sous contrôle russe les zones occupées des régions de Soumy et de Kharkiv, situées près de la frontière avec la Russie.
Bloomberg indique que Moscou a renoncé à toute concession territoriale, estimant que le ton de plus en plus ferme des États-Unis démontre l’échec des accords informels conclus lors du sommet entre Poutine et le président américain Donald Trump en Alaska.
Par ailleurs, le Kremlin a durci sa position après l’intensification des frappes ukrainiennes sur le territoire russe, notamment contre Moscou. Selon la publication, ces attaques ont endommagé des raffineries de pétrole et provoqué une pénurie de carburant à l’échelle nationale.
Le média affirme également que Poutine exige que l’Ukraine cède à la Russie la partie de la région de Donetsk que les forces russes n’ont pas réussi à conquérir depuis 2014. Kyiv rejette cette exigence et propose de mettre fin aux combats le long de la ligne de front actuelle.
Malgré cela, le président américain Donald Trump a soutenu un nouveau projet de loi sur les sanctions, lancé par le défunt sénateur Lindsey Graham. Ce texte prévoit l’imposition de droits de douane pouvant atteindre 100 % à l’encontre des cinq principaux acheteurs de pétrole et de gaz russes.
Auparavant, le Conseil de sécurité nationale et de défense de l’Ukraine (RNBO) avait indiqué que la Russie préparait une mobilisation de 500 000 personnes à l’automne. Une partie de ces recrues pourrait être envoyée au combat dès les deux premières semaines pour combler les pertes sur le front dans l’est de l’Ukraine, tandis que les autres suivraient une formation d’au moins un mois en vue de l’ouverture éventuelle d’un nouveau front.
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