La pénurie de carburant continue de s’étendre en Russie. Des restrictions sur la vente d’essence aux automobilistes sont désormais en vigueur dans 53 régions, ainsi que dans plusieurs territoires ukrainiens occupés. Dans de nombreuses régions, les stations-service limitent les ventes à 50 litres ou à un plein par véhicule, tandis que d’autres font déjà face à des ruptures d’approvisionnement.
Selon plusieurs médias et des sources du secteur, cette situation est principalement due aux frappes répétées de drones ukrainiens contre les infrastructures de raffinage. Fin mai, la plupart des grandes raffineries du centre de la Russie avaient déjà réduit ou interrompu leur production. Les attaques contre les raffineries de Taneco et de Moscou ont notamment entraîné l’arrêt d’importantes unités de traitement du pétrole.
Les analystes d’Energy Intelligence estiment que la capacité de raffinage russe est tombée sous les 4 millions de barils par jour, son plus bas niveau depuis plus de vingt ans. Près d’un tiers des capacités nationales seraient actuellement hors service, alimentant la hausse des prix du carburant et les risques de pénuries plus importantes dans les prochains mois.
Face à cette situation, les prix de gros de l’essence et du diesel ont fortement augmenté. Des experts estiment que si les perturbations persistent pendant la période de forte demande estivale, la crise du carburant pourrait devenir un facteur majeur d’accélération de l’inflation en Russie.
Leave a comment