LONDRES — Un réseau de sabotage russe sophistiqué, parrainé par l’État et opérant en ligne, est à l’origine de la récente série d’incendies criminels ayant ciblé la résidence familiale du Premier ministre britannique Keir Starmer, révèle une enquête du Financial Times.
En analysant les archives de Telegram, des portefeuilles de crypto-monnaies et des documents judiciaires, le FT a remonté la piste de ces opérations jusqu’à un donneur d’ordre basé en Russie, agissant sous le pseudonyme d’« El Money ». Ce coordinateur entretient des liens directs avec NoName057(16), un groupe de hacktivistes pro-Kremlin de premier plan, officiellement identifié par les autorités américaines comme un projet de piratage d’État.
L’enquête a également établi que ce même réseau russe recrutait activement des citoyens britanniques sur Internet pour profaner des mosquées à travers Londres avec des graffitis islamophobes. Les services de renseignement avertissent que cette opération démontre une évolution dangereuse dans les tactiques de guerre hybride du Kremlin, passant des cyberattaques à des sabotages physiques et à des tentatives délibérées d’attiser les tensions sociales et ethniques au sein des sociétés occidentales.
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