L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a revu à la baisse ses prévisions de la demande mondiale de pétrole pour 2026, invoquant les perturbations de l’approvisionnement provoquées par les tensions dans le golfe Persique. Dans son rapport mensuel publié le 17 juin, l’agence estime toutefois que les flux pétroliers via le détroit d’Ormuz devraient progressivement reprendre et atteindre jusqu’à 8 millions de barils par jour d’ici 2027.
L’AIE prévoit désormais une baisse de la demande mondiale de 1,1 million de barils par jour en 2026, contre une estimation précédente de 420 000 barils par jour. Selon l’agence, la hausse des prix du pétrole et les perturbations persistantes de l’approvisionnement ont considérablement pesé sur les perspectives du marché.
L’agence souligne également que la production mondiale de pétrole est restée en mai inférieure de 13,6 millions de barils par jour à son niveau d’avant le conflit. Les stocks mondiaux de pétrole ont diminué de 143 millions de barils, tandis que les réserves stratégiques des pays de l’OCDE ont atteint leur plus bas niveau depuis décembre 1990.
L’AIE estime néanmoins qu’un récent accord préliminaire entre les États-Unis et l’Iran pourrait favoriser une reprise progressive des échanges énergétiques. Toutefois, elle avertit que le rétablissement complet des chaînes d’approvisionnement prendra du temps, notamment en raison de la nécessité de sécuriser les routes maritimes dans le détroit d’Ormuz.
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