Dans la matinée du 15 septembre, un drone russe a frappé une station-service dans le district de Darnytsia, à Kyiv. Un homme a été hospitalisé dans un état grave. Le même matin, des entrepôts ont également été touchés dans le district d’Obolon. Au cours de la journée, les attaques contre les stations-service se sont poursuivies : deux stations Ukrnafta ont été touchées, faisant deux nouveaux blessés. C’est la deuxième semaine consécutive que la Russie cible délibérément les stations-service de la capitale : les 10 et 11 septembre, trois stations avaient été détruites ou endommagées, faisant deux morts. Selon le ministre de l’Énergie Denys Chmyhal, plus de 300 stations-service ont été endommagées ou détruites en Ukraine au cours des six derniers mois — des infrastructures utilisées quotidiennement par la population civile et dépourvues de toute valeur militaire.
Ces frappes sur les stations-service s’inscrivent dans le cadre d’un bombardement nocturne massif : 200 drones d’attaque ont été lancés contre l’Ukraine, dont environ 190 ont été abattus par la défense antiaérienne. La même nuit, la région d’Odessa a également été touchée : les infrastructures portuaires, de transport et logistiques ont été endommagées, ainsi que des habitations — toits, façades et fenêtres de maisons privées, ainsi que des dizaines de garages et de voitures. D’autres régions ont aussi été frappées : des victimes sont signalées à Izioum, parmi lesquelles des enfants, ainsi qu’à Sloviansk, où des bombes guidées FAB-250 ont été utilisées.
À l’inverse, les frappes ukrainiennes des 14 et 15 septembre ont visé exclusivement des cibles militaires en territoire russe : un site de stockage et de lancement de drones d’attaque près de Donetsk, trois stations de guerre électronique dans la région de Briansk, un dépôt de carburant dans la région de Louhansk, la raffinerie de Syzran, une usine de fabrication de drones à Taganrog, ainsi qu’un site d’entraînement de drones dans la région d’Orel.
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