La crise du carburant et la destruction de la logistique maritime viennent de frapper de plein fouet l’un des piliers financiers du Kremlin : l’exportation de céréales. La Russie, qui a déjà perdu son statut de superpuissance pétrolière, est en train de perdre sa position de leader agricole mondial.
Un effondrement systémique sur le terrain :
Récoltes paralysées : Dans le sud de la Russie, la moisson accuse un retard critique d’une à deux semaines faute de carburant pour les machines. Le blé non récolté commence à pourrir sur pied.
Le détroit de Kertch verrouillé : Suite aux frappes contre la flotte fantôme russe, le canal Azov-Don et le détroit de Kertch ont été fermés. Cette route acheminait 25 % des exportations de blé russe (venant de Rostov et Krasnodar). Les céréales s’accumulent désormais dans les ports et les silos sans pouvoir être chargées.
C’est un juste retour des choses : après avoir bombardé les silos ukrainiens et financé sa guerre en vendant du blé volé dans les territoires occupés (générant 11 milliards de dollars la saison dernière), la machine économique de Poutine se retrouve totalement bloquée.
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