Après l’expulsion massive d’agents russes des pays européens, Moscou aurait déplacé une partie de ses activités de renseignement vers le Japon. Selon The New York Times, l’objectif principal est d’obtenir des composants de haute technologie destinés au complexe militaro-industriel russe.
Détails
Le journal indique qu’à la suite du début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine et de l’expulsion de centaines d’agents russes des pays occidentaux, de nouveaux membres des services de renseignement russes ont été déployés au Japon. Leur mission consiste à acheter, obtenir illégalement ou détourner des technologies avancées destinées ensuite à l’industrie de défense russe.
Selon The New York Times, le Japon représente une cible privilégiée en raison de son industrie technologique très développée et d’un cadre juridique jugé moins strict en matière de lutte contre l’espionnage.
L’enquête affirme que les opérations menées à Tokyo sont coordonnées par la 20e direction du GRU, un service de renseignement militaire russe peu connu. Ses agents opéreraient sous couverture diplomatique ou commerciale afin d’identifier, d’acquérir ou de dérober des technologies militaires avant de les acheminer clandestinement vers la Russie.
D’après les sources du journal, ces activités seraient supervisées par Maxim Filtchenkov, 49 ans, officiellement représentant d’Aeroflot au Japon. Le quotidien affirme qu’il s’agit d’un officier de carrière du GRU ayant déjà servi dans le pays et disposant d’un réseau de contacts lui permettant d’organiser l’acquisition et le transfert d’équipements stratégiques vers la Russie.
Le journal rappelle également les estimations des autorités ukrainiennes selon lesquelles près de 90 % des missiles et drones russes contiennent des composants fabriqués au Japon. Des pièces japonaises auraient notamment été retrouvées dans un missile de croisière Kh-101, utilisé lors d’une frappe ayant touché un immeuble résidentiel à Kyiv.
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