Selon une analyse du Financial Times, les frappes de drones ukrainiens auraient mis hors service entre 20 % et 40 % des capacités de raffinage de pétrole de la Russie. L’information est relayée par UNN.
Détails
Les analystes estiment qu’en juin, les raffineries russes ont traité en moyenne 4,1 millions de barils de pétrole par jour, soit 28 % de moins que la moyenne des cinq dernières années et environ 35 % en dessous de leur capacité nominale.
Face à cette baisse de production, les autorités russes ont autorisé les raffineries à fournir au marché intérieur des carburants de qualité inférieure. Le Kremlin a également annoncé son intention d’accroître les importations de produits pétroliers. En juin, la Russie a importé un volume record de 141 000 tonnes d’essence en provenance du Bélarus, soit 141 fois plus qu’à la même période l’an dernier. Malgré cette hausse, ces importations restent modestes au regard de la consommation intérieure.
Par ailleurs, Moscou a interdit les exportations de diesel, principal produit de son industrie du raffinage. Selon le journal, cette mesure vise avant tout à garantir l’approvisionnement des forces armées, dont les véhicules utilisent majoritairement ce carburant. En revanche, elle n’apporte qu’un soutien limité aux automobilistes, la grande majorité des voitures particulières en Russie fonctionnant à l’essence.
Contexte
Le dirigeant russe Vladimir Poutine a auparavant affirmé que la crise du carburant était temporaire et que le système énergétique du pays disposait toujours d’importantes réserves de stabilité.
Leave a comment